PLANTES CHINOISES

COMMENT ETRE SûR DE LEUR QUALITE ?

Entre le souci légitime de proposer des produits non polluées et ayant les propriétés thérapeutiques attendues, beaucoup de thérapeutes spécialisés en MTC hésitent à prescrire des plantes chinoises faute de savoir où s’approvisionner. Leur utilisation étant très répandue chez nos voisins Européens, nous avons demandé à Hannes Koenig - fondateur de l’entreprise allemande PHŸTOCOMM.® leader en Europe pour la qualité de ces produits - de nous dire comment sont fabriqués les poudres concentrées de plantes chinoises et quels sont les différences de qualité ?

Comment sont réglementées les plantes chinoises en Allemagne ?

Tout d’abord, la législation nous impose d’importer des produits aux normes allemandes (plus strictes que les normes européennes) en matière de pollutions. Ensuite, la loi nous oblige à vendre nos produits uniquement sous le contrôle d’un pharmacien.

 

Pourquoi propose-t-on de plus en plus des « poudres concentrées » à la place des plantes brutes ?

 

La connaissance de la MTC a tellement progressé en occident que la phytothérapie chinoise est devenue incontournable pour beaucoup de thérapeutes. Cependant pour bénéficier en quantité de produits efficaces et simples d’utilisation, il a fallu développer des thés prêts à l’emploi. D’où l’apparition des concentrés (poudres ou liquides) qui facilitent la conservation, mais aussi la traçabilité et la logistique de ces produits très sensibles.

 

On parle d’une concentration de 1 pour 5 : autrement dit 1 g de poudre équivaudrait aux principes actifs de 5 g de plantes brutes. Mais C’est impossible de garantir systématiquement ce rapport. C’est un ordre de grandeur. Mais une chose est certaine, les poudres sont issus d’une décoction par nature concentrée qui apportent donc beaucoup de principes actifs dans peu de produits, si toutefois la décoction et les poudres sont réalisées dans les règles de l’art.

comment fabrique-t-on des poudres concentrées de plantes chinoises ?

En très court, il faut acheter des plantes d’une part non polluées et d’autre part de qualité : ce qui n’est pas automatiquement le cas. Ensuite il faut les sécher correctement et parfois les stocker soigneusement avant d’en faire une décoction de qualité et de fixer cette dernière sur un support pour en faire une poudre. Tout le problème est de réaliser cela en quantités  industrielles tout  en  conservant, voir en valorisant l’essentiel, c’est à dire les principes actifs de la plante.

Qu’est-ce qui permet d’affirmer qu'une poudre est de qualité supérieure ?

Il y a deux aspects : tout d’abord le choix de la plante elle-même et ensuite la manière dont on va en extraire puis en rendre accessible le meilleur pour l’utilisateur. Pour le choix de la plante, il y a - comme dans toutes choses - toutes les qualités : A, puis B, C, etc. Vous pouvez faire systématiquement le choix de la qualité en exigeant des laboratoires avec lesquels vous travaillez qu’ils s’approvisionnent uniquement auprès de producteur de plantes de qualité A. 

Ensuite, en ce qui nous concerne, les récoltes sont testées par analyses chromatographiques et ne sont achetées que si elles correspondent à nos exigences en matière de non pollution et de principes actifs.  

Vous parlez d’analyse chromatographique, en quoi cela consiste ?

Lorsque vous êtes face à une plante, vous attendez d’elle qu’elle exprime à l’analyse un certain spectre coloré (d’où chromatographique) correspondant aux principes actifs qu’elle contient. Si le spectre n’est pas conforme à la référence connue, cela signifie que la plante n’est pas d’excellente qualité. C’est un critère déterminant pour ceux qui font le pari de la qualité.

Comment procède-t-on ? Doit-on avoir du personnel sur place ?

 On peut avoir un représentant, mais il faut surtout travailler avec des laboratoires qui s’engagent sur vos exigences de qualité. Nous avons la chance de travailler avec une entreprise taïwanaise qui applique la fameuse norme GMP allemande imposant des procédures excessivement contraignantes pour garantir une qualité de fabrication exceptionnelle. Nous payons d’ailleurs  le voyage à des fonctionnaires allemands qui vont contrôler à Taiwan si les procédures sont bien conformes aux normes GMP allemandes.

 

Par exemple, ce laboratoire est le seul à effectuer le séchage de ses plantes dans des serres fermées mais ventilées. Normalement, les plantes sont séchées en plein air sur leur lieu de récolte. Mais rien ne les protège alors des fientes d’oiseaux et des autres pollutions atmosphériques, ni des moisissures. Le séchage est en soi une phase très importante pour l’utilisation et la valorisation ultérieure de la plante. Et toute la chaîne de production, du stockage à la fabrication, est réalisée avec le même soin et le même souci de qualité.

Vos produits contiennent leurs Huiles Essentielles, est-ce le cas pour toutes les POUDRES ou est-ce une de vos particularités ?

Non, nous ne sommes pas les seuls, même si cela reste exceptionnel. L’huile essentielle est extraite au départ de la fabrication lorsque nous commençons à chauffer la plante. Elle est ajoutée à la fin lorsque la décoction a obtenu une bonne concentration. Et tout ceci se fait bien entendu en circuit fermé afin d’éviter toute pollution externe.

Comment passe-t-on ensuite d’une décoction à une poudre ?

Il faut projeter le liquide concentré sur un support très absorbant. En ce qui nous concerne, nous utilisons de l’amidon de maïs (sans OGM) comme l’industrie pharmaceutique parce que c’est le support le plus absorbant. Il existe des supports moins chers comme la dextrine maltose ou le lactose, mais ceux-ci ne fixent qu’un tiers environ de la décoction. 

 

Ce qui signifie qu’une poudre n’ayant pas le bon support ne sera porteur - pour le même poids - que d’un tiers des principes actifs à condition que la décoction soit de bonne qualité. Mais si vous voulez satisfaire des cliniques privées spécialisées en MTC comme nous en avons en Allemagne, il vous faut absolument des produits de haute qualité.

Comment faire la différence en tant que prescripteur ou utilisateur ?

Si le support est de l’amidon de maïs, la solution offre un dépôt. Si c‘est du lactose, il se dissout complètement. D’un autre côté, certains fabricants ajoutent à leurs poudres concentrées des plantes brutes qui n’ont dans ce contexte d’utilisation aucun effet thérapeutique, mais apportent de la masse… Ce qui explique les différences de prix.

Que conseillez-vous À qui veut prescrire des plantes de qualité ?

Demandez des poudres concentrées non irradiés ayant comme support de l’amidon de maïs et sans plantes brutes mélangées. Exigez également à votre fournisseur que ses plantes soient certifiées : si elles le sont, il doit pouvoir vous fournir des certificats. Le certificat prouve que la plante a bien été testée sur son identité d‘une part et sur ses taux de pollution en pesticides, métaux  lourds,  aflatoxine et microbiologie (salmonelle,..) etc. d‘autre part. C‘est la garantie pour vous et pour vos patients qu’ils sont au moins conformes aux normes européennes. Ce qui devrait aller de soi.

 

Mais finalement, c’est dans votre pratique quotidienne sur vous-même et sur vos patients que vous constaterez la différence, car si le produit est de bonne qualité et si votre diagnostic est juste, vous obtiendrez vraiment avec des doses minimes les résultats que vous en attendez.

 

 

 

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